En zone Nord-Ouest Africaine, les deux espèces (sardinelle ronde « sardinella aurita » et le chinchard noir « trachurus trecae ») occupent une place importante dans les quantités pêchées. La sardinelle ronde constitue la première espèce péchée au Sénégal et la deuxième en Mauritanie après le chinchard avec un taux de 20% de la capture totale des petits pélagiques (FAO, 2007).En Mauritanie, depuis les années 1950 et jusqu’à la fin des années 1990, les ressources pélagiques, y compris ces deux espèces n’étaient exploitées que par une flottille étrangère importante travaillant sous différents régimes et destinées presque en totalité, sans transiter par un port mauritanien, aux marchés régionaux et internationaux. Leur exploitation par une flottille nationale artisanale n’a émergé qu’au cours de la dernière décennie et se trouve en perpétuelle croissance depuis lors. Sa production est passée de 15 000 tonnes environ en 1994 à plus de 114 000 tonnes en 2009, soit un accroissement de plus de 630 % (FAO, 2010).

Résumé

La grande variabilité naturelle de ces espèces et les fortes fluctuations de l’abondance d’une année à l’autre sont à l’origine de questions essentielles qui doivent trouver des réponses dans cette étude : quelles sont les caractéristiques bioécologiques de ces espèces? Quel est l’état de leurs exploitations ? Quelle est la distribution spatio-temporelle? Quels sont les saisons où il y a une forte concentration de ces espèces ? A quelle période et dans quelle zone ? Comment peut-on expliquer les variations de l’abondance ? Quels sont les tailles les plus pêchées ? Ya il des biomasses importantes ?  Y a-t-il un effet de l’environnement sur les changements de distribution de ces espèces ? 

Partant de ces différentes interrogations et tenant compte du caractère migratoire de ces espèces, cette étude essayera d’analyser les résultats des campagnes scientifiques couvrant, à des degrés divers, l’aire d’extension de ces stocks sur la zone Mauritanienne afin de comprendre la répartition spatiotemporelle de ces espèces, l’évolution de leurs structures démographiques ainsi que les fluctuations de l’abondance afin de mieux comprendre cette variabilité. Dans un cadre comparatif, nous dressons à la fin de cette étude, une comparaison avec d’autres résultats obtenus dans la sous-région.

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